HISTOIRE
Par Peter Cooper, samedi 20/01/2007 à 14:55 :: Général :: #7 :: rss
Autumn 1985.
Matlock, Derbyshire (Angleterre, plouc)
J’ai 25 ans et je poursuit mon éducation.
Je sais que je suis l’un des plus grand intellects que la race humaine à pu contenir,
que je suis capable de briller dans tous ce que je fais.
Seulement je m'ennuie,
alors je part à la campagne pour chercher des champignons psylosibes.
je marche environ 8 miles (environ 12,88 km).
c’est automne, c’est vigoureux pour moi, l’automne.
II fais très très frais. Ça me fait aller vite.
Les arbres sont pas mal - c’est mou ça, mais je ne suis pas poète.
Aucun champignon. Eux, ils vont plus vite lors qu’il fait tiède.
de retour à la résidence, sorte d’hôtel formule fast étape pour étudiants, j’ai faim.
Je mange - c’est pas bon mais j’ai faim,
j’aurai pas du marcher si loin,
ainsi, j’aurai pu en manger moins.
(Ça rime! C’est classe; je suis poète, après tout.)
Repu - bon mot pour ma situation, car le sonorité suggère dégoût,
je vais dans mon studio pour travailler un peu.
je me réveille vers 21h00 ayant bavé sur un tome énorme,
que j’avais emprunté pour avoir l’air d’un sérieux en quittant le bibliothèque.
J’ai rien dans ma tête mais le volume du vide ainsi libéré est impressionnant.
je monte dans le bar pour être d’accord avec mes potes,
c’est plus facile, ça que d’être d’accord avec moi même,
ça me soûle un peu même, ça fait penser à la bière.
Alors je bois quelques bières, et cela soûle un peu plus.
Ah joie! quelqu'un à un anniversaire!
Quelqu'un qu’on ne connaît pas,
une chrétienne, si je me rappelle bien, mais c’est pas grave,
la fête est lancé malgré son sujet.
Tout les étudiants achète des bouteilles,
puis se regroupent dans la piaule de la victime,
jusqu’à c’est moitié plein de personnes bourrées,
et moitié bourrée de personnes pleines.
Le couloir est pareille.
Moi, Richard & son pote finissons par trouver une petite place dans l’ escalier.
On se remet d’accord par rapport à d’autre trucs,
notamment que la belle nana derrière le bar
que j’ai essayé de draguer on lui disant que j’étais anarchiste,
et qui a répondu par me demander:
-Ah oui “anarchiste” hein
et comment va tu agir au niveau des problèmes dans les banlieues?-
était une snob intellectuelle,
et de toutes façons, autant qu’elle probablement,
et qu’en tout cas j’allais les chanter quelques chansons
et tenter de les faire rire.
Conasse.
Subitement, et projectilement,
une fille au dessus de nous dans l’escalier se mets à vomir.
moi, j’esquive; j’ai fait du karaté,
mais Richard et son pote en reçoivent sur leurs vestes et leurs jeans.
pas énormément, être honnête,
mais c’est un produit qui peut couper l’appétit sociale même à très faible dose.
La soirée se termine ainsi.
C’est nul.
Le lendemain matin je me lève de bonne heure.
Ou malgré, ou à cause d’avoir super mal à la tête.
Il a gelé pour la première fois.
Enfin en 1985,
enfin en Derbyshire,
enfin depuis l’hiver dernier.
Les feuilles tombent des arbres dans le parc qu’entour le résidence.
Tous les feuilles.
Il y a presque pas de vent.
Le moindre petit brise détache des centaines de feuilles simultanément de leurs branches.
Ces feuilles touchent d’autres et c’est un réaction en chaîne,
une catastrophe, mais tout doux,
qui fais gentiment
-clac clic clic clac-.
Il n’y a pas beaucoup de temps, il faut se dépêcher,
dans une heure les feuilles seront toutes par terre.
Alors je m'approche à un arbre,
et je lui fou un gros coup de pied (j’ai fait du karaté).
woomph!! tous les feuilles qui restaient sont déchargées simultanément sur le sol.
on ne voit plus l’herbe.
Le sol et jaune orange et rouge avec des feuilles jusqu'à mes mollets.
Je me fait un autre arbre;
Pareille!
Lors que je m’approche de mon sixième arbre,
la fille qui a vomi hier soir se pointe vers moi d’un air très inquiète, et s’écrie
- Oh je suis désolé, oh je ne sais pas quoi dire, oh excuse moi oh, oh! -
C’était bizarre comme situation.
Comme si je foutais des énormes coup de pieds dans tout les arbres, un par un,
tellement j’étais fâché qu’on avait osé vomir sur mes amis.
Ça m’a fait rire, d’un rire subite que je n’attendais pas,
il faisait froid, humide et j’étais essoufflé par mon aventure avec les feuilles
et un peu de morve a échappé à mon nez malgré moi.
- J’espère par ce geste -
je lui répond en m’essuyant sur la manche de mon pull
- te soulager un peu dans ta détresse -
puis j’ ajoute;
- de tout façons c’est pas grave,
j' étais content de voir un peu d' action,
en plus tu m’a raté, j’ai fait du karaté,
c’est Richard et l’autre qu’ont tout pris. -
Là dessus, j’ai vidé l’arbre.
Puis je suis allé prendre le petit dèj.
Ça, au résidence c’est le seul repas qui vaut le coup.
Commentaires
1. Le samedi 20/01/2007 à 14:55, par Peter Cooper
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